Genoux pour prothèse fémorale

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Les genoux prothétiques2018-07-20T11:08:52+00:00

A propos des Genoux pour prothèse fémorale

Deux familles d’articulations :

L’articulation monoaxiale : elle pivote autour d’un seul axe.

L’articulation polyaxiale : elle est formée de biellettes reliées à une tête supérieure et un corps inférieur. Son pivotement forme une éllipse qui se rapproche du mouvement physiologique du genou. On note une perte de longueur du segment jambier lors de la flexion, ce qui favorise le passage du pas. On l’appelle aussi articulation à biellettes.

Notions Importantes:

CIR : une des premières notions importantes à comprendre est la position du centre instantané de rotation.

Il est pour le prothésiste le point de référence au montage de la prothèse.

Le CIR est l’axe articulaire virtuel autour duquel le genou va pivoter lors de la flexion. Il est donc déterminant pour le positionnement de l’emboîture.

Pour un genou monoaxial, le CIR est confondu avec l’axe du genou.

Pour un genou à biellettes, le CIR est déporté en arrière et vers le haut pour donner plus de sécurité. Il est fonction de sa géométrie car il se situe à l’intersection du prolongement imaginaire des biellettes.

Le genou à biellettes offre plus de sécurité géométrique par le déport du CIR vers l’arrière, et un retard de la flexion par le déport de le CIR vers le haut.

Les deux phases de la marche:

Le mouvement d’un membre inférieur lors de la marche est constitué de deux phases principales :

La phase pendulaire : c’est la période pendant laquelle le membre est en l’air en mouvement oscillatoire de l’arrière vers l’avant, depuis le décollement de la pointe du pied jusqu’à l’attaque du talon au sol.

La régulation de la phase pendulaire permet d’adapter l’oscillation à la cadence de marche afin que le patient soit en extension complète à l’attaque du talon, mais sans pour autant qu’il « attende » sa prothèse.

On a la possibilité, sur les genoux qui possèdent cette régulation, d’appliquer des résistances à la flexion ou à l’extension, pour adapter la cadence du genou à celle du patient. Le poids du pied et de la chaussure ont une influence sur son inertie.

Cette régulation peut être pneumatique ou hydraulique.

Le choix sera fonction de l’activité et du dynamisme du patient.

Le système pneumatique est plus souple, mais il est plus vite perturbé par une activité intense à cause de l’échauffement de l’air en circulation.

Le système hydraulique conviendra mieux à des patients très dynamiques.

La phase d’appui : C’est la période pendant laquelle le pied est au contact du sol, depuis l’attaque du talon, en passant par le déroulement du pas, jusqu’à la propulsion sur l’avant-pied avant qu’il ne décolle du sol.

Certains genoux possèdent un contrôle de la phase d’appui progressif par freinage, ce qui permet au patient, en descente ou en escalier, de se mettre en charge sur la prothèse qui fléchit de façon contrôlée sous l’effet du poids du corps, pendant que le membre sain effectue sa phase pendulaire pour se mettre en phase d’appui un cran plus bas.

Cette régulation est modifiable en fonction du poids du patient et de sa vitesse de descente.

Les critères de choix d’un genou

Ils seront fonction:

  • des aptitudes du patient, son activité, dynamisme, poids, âge,
  • du type d’emboîture,
  • de la longueur du moignon, niveau d’amputation,
  • de ses objectifs,
  • de son activité professionnelle,
  • etc.…

Le choix du genou doit être le fruit d’une concertation pluridisciplinaire entre le médecin spécialisé, le kinésithérapeute, le prothésiste, et le patient pour connaître ses besoins et ses projets.

Nous proposons une présentation des principaux genoux qui retiennent notre intérêt, et que nous avons classé en trois types en rapport à trois catégories de patients, bien que chaque cas doit être étudié spécifiquement.

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